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 L'arganier, un arbre Amazigh Berbère

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mimouniabdelmalek
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MessageSujet: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:18

Voila tout ce que possède le monde comme arbres arganier
C'est une exclusivité Marocaine dont bénéficie uniquement
le Souss (Achrouken en majorité)


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mimouniabdelmalek
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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:18

L’huile d’argan est tirée d’une noix qui contient plusieurs amandes. Utilisée sans aucun gaspillage, elle est considérée comme un trésor naturel très précieux. Les recherches scientifiques ont confirmé le savoir antique des Imazighen qui etaient les premiers a l’utiliser.Aujourd’hui le but du gain
et sa concentration uniquement dans une région du Maroc ont en fait un produit
que de consommation et d’utilisation universelle
. Son prix depasse
presque toujours celui de plusieurs genres de parfums reputés cheres.
Cette huile Hydrate, revitalise, adoucit la peau et la protège contre les dessèchements, atténue les gerçures et craquelures causées par les froids d'hiver. Aide à prévenir les rides. Nettoie la peau acnéique et la laisse éclatante et radieuse. Son pouvoir raffermissant fait des merveilles en cas de perte d'élasticité de la peau.

Utilisée depuis des siècles par les femmes berbères pour ses propriétés cosmétiques exceptionnelles. Trésor de la nature, cette huile de couleur miel est gorgée d'acides gras essentiels Oméga-3 Oméga-6 et de tocophérols (vitamine E), antioxydants recommandés pour prévenir le dessèchement prématuré de la peau.

L’arganier fournit aux ruraux du Souss marocain
du bois, de l'huile extraite de ses amandons , son feuillage ou la pulpe de ses fruits pour l’alimentation des chèvres,bref, toutes les parties de l'arganier ont une utilité.

Connu scientifiquement sous le nom Argania Spinosa il est présent depuis plus de 80 millions d’années au Maroc et fait actuellement l’objet de toutes les attentions.

L’arganier fait partie de la famille des Sapotacées, reconnue pour donner naissance à des espèces rustiques et résistantes.
Cet arbre épineux – d’où l’adjectif “Spinoza” – qui peut atteindre 8 à 10 mètres de hauteur et vivre jusqu’à 200 ans, est facilement reconnaissable dans le paysage marocain. Il présente une cime large et ronde, un tronc noueux, tortueux et assez court, souvent lui-même formé de plusieurs branches entrelacées. Les forêts d’arganiers sont assez clairsemées (environ 30 arbres par hectare)et ses
racines pouvant atteindre 30 mètres de profondeur pour récupérer les eaux profondes
.
Les rameaux de l’arganier sont épineux et garnis de petites feuilles de couleur vert sombre qui peuvent subsister même durant la saison sèche.
L’arganier donne des fleurs et des fruits. Les fleurs apparaissent entre mai et juin et sont jaune verdâtre, parfois blanches. Le fruit a la taille et la forme d’une grosse olive, il est constitué d’une pulpe et d’un noyau contenant des graines appelées amandons. En moyenne, un arbre peut produire jusqu’à 8 kg de fruits par an soit un total de 128 000 tonnes par an, pour l’ensemble de
Aujourd’hui, l’Arganeraie représente 65 % de la surface boisée du sud marocain et couvre une surface de 830 000 hectares. Elle s’étend de la région de l’Oued Tensift à l’Oued Souss, en passant par Marrakech, Agadir et Essaouira.

Durant la première guerre mondiale,(Maroc colonisé) l’arganeraie a été massivement déboisée pour fabriquer un charbon de bois d’excellente qualité qui était exporté à travers l’Europe du sud, notamment en Espagne et au Portugal.Conscientes du danger qu’entrainerait une destruction massive de ces arganiers pour les populations locales, les autorités marocaines promulguèrent en 1925 un Dahir régissant les droits d’exploitation des arganiers et instaurant un droit coutumier:

Cette loi toujours en vigueur fait bénéficier les populations locales de droits de jouissance très larges :
- Droit de collecte et de cueillette des fruits,
- droit de pâturage sans contrepartie,
- droit de labour des terrains,
- droit d’utilisation des pierres et du sable sans contrepartie,
- droit de ramassage du bois sec
.

En 1998, conscient de l’importance de la préservation et de la protection d’un tel patrimoine, l’UNESCO a octroyé aux forêts d’arganiers du Maroc le statut de Réserves de la Biosphère.
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mimouniabdelmalek
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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:19

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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:19

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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:20

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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:20

L’arganier chez les Achtouken (Souss)

argan : arganier (collectif) et huile d’argane. targant (pl. targinin) : arganier (unité), petit nombre d’arganiers. aregginen : pluriel de petit nombre d’argan, " quelques arganiers ". Ce mot s’appliquerait à des arganiers plus grands que les targinin. ayyaw (pl. ayyawen) : rejet partant de la souche. tagwntift : petit arganier. asennan (pl. isennanen) : petite épine sortant du petit fruit par la fleur. ajdur (pl. ijduren - ijdar) : fleur d’arganier.
aghray (pl. ighrayn) : fruit à peine formé. admam (pl. idmamen) : fruit qui commence à se former ; d’abord rougeâtre, lorsqu’il devient vert, il est appelé : zêrgemmu (collectif) ;tazêrgemmut (pl. tizêrgwmma) (unité). Lorsque celui-ci jaunit et mûrit il est appelé : bilzîz (collectif) ; tibilzîzt (pl. tibilzîzin) (unité) . Après le bilzîz, lorsque le fruit est sec il est appelé, qu’il soit resté sur l’arbre ou qu’il soit tombé : tifiyyict (collectif). La tifiyyict restée sur l’arbre est gaulée (zwi : gauler , azway : gaulage) et celle tombée sur le sol est ramassée (gru : ramasser , tigri : ramassage).
Le tout est mis dans des paniers (agwnin, pl. igwninen) faits avec la plante inif ; ou tazgawt (pl. tizgiwin) faits en palmier nain (tiznirt) ou en palmes (ifrawn) de palmier-dattier (tayniwt, pl. tayniwin) ; la tazgawt contient trois igwninen, l’agwnin lui-même contient trois tigwninin, une et demie dans chaque poche (tamnâtt, pl. timnadîn).
Le tout est transporté et emmagasiné dans les pièces du rez-de-chaussée pour éviter les dommages causés par les rats. On les retire au fur et à mesure des besoins, mais il arrive qu’on les laisse plusieurs années.
Les femmes pendant les intervalles de repas, prennent les tifiyyict et les concassent sur une pierre dite : assargw (pl. issurag) et à l’aide d’une pierre dite taggunt n wawrag (pl. tigguna n wawrag) ou plutôt taggunt n tifiyyict pour séparer (sfiyc : éplucher, asfiyc : épluchage) l’enveloppe sèche (agalim, pl. igalimen ou alig, pl. iligen) du noyau (aqqa, pl. aqqayn). L’agalim est donné aux animaux (chameaux, bœufs, moutons, chèvres) ; les chevaux, les ânes et les mulets (lebhaym n wazag : animaux à frange) ne le mangent pas.
Les femmes mettent les noyaux aqqayn dans des paniers igwninen, puis les concassent (erg : concasser, awrag : concassage), sur une pierre assargw n wawrag à l’aide d’une pierre taggunt n wawrag. Les concasseuses sont appelées tamragt (pl. timragin) : le pluriel masculin imragen est employé dans l’expression : " flan, llan dars imragen - on concasse chez un tel = il bénéficie d’une tiwizi entr’aide collective ". Lorsque le noyau est cassé, les hommes séparent l’amande (tîznint, pl. tîznin) des morceaux (irgen) de la coque (irg) et mettent les amandes dans un panier (tagwnint). Les débris de la coque, irgen, tombés sur le sol sont utilisés comme combustible.
Les amandes tîznin sont torréfiées (ssli : torréfier, asslay : torréfaction) dans un plat en terre (afellun, pl. ifellan) posé sur le feu.
Les amandes torréfiées sont moulues dans un moulin à bras appelé azerg n tîznin. Du moulin sort par un conduit (ils n wazerg) une espèce de pâte (amlû) qui tombe dans un récipient en terre appelé tazlaft n yîzmi muni d’un conduit (ils n dezlaft).
La femme verse sur cette pâte, à l’aide d’une cuillère à pot (aghwnja, pl. ighenjawen) un peu d’eau tiède (aman ulbanin) et mélange le tout d’une main, jusqu’à ce que la pâte se forme en grumeaux ressemblant à du couscous.

Les grumeaux s’agglomèrent et forment la tazgemmut ou tazegmut, nageant dans l’huile d’argan. La tazgemmut est pressée (zêm : presser, îzmi : pressage) pour extraire l’huile qu’elle contient encore. L’huile est mise dans des récipients faits de citrouilles sèches (taxsayt n wargan) et la tazgemmut est donnée au bétail (chameaux, bœufs, moutons et chèvres).

source:
La vie berbère par les textes. Arsène Roux.
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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:21

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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:21

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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:21

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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:22

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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:22

Wikipedia:

L'huile d'argan (ou d'argane) est tirée de l'arganier, arbre endémique du Maroc, essentiellement au sud-ouest du pays entre Agadir, Essaouira et Taroudant.

Cette huile, riche en vitamine E et insaponifiable, est reconnue pour ses propriétés nourrissante, régénérante et restructurante. Son fort pouvoir hydratant et antioxydant compense en profondeur la dénutrition de la peau, responsable du vieillissement cellulaire
.

Il existe deux types d'huile d'argan selon que les amandons sont ou non torréfiés avant utilisation. L'huile cosmétique, plus claire, s'utilise en application sur la peau et les cheveux et aurait des vertus contre la chute des cheveux, l'eczéma, la déshydratation cutanée... L'huile alimentaire, plus sombre et au goût plus prononcé à cause de la torréfaction, s'utilise comme une huile habituelle pour préparer les aliments. Elle est très nutritive et constitue, avec des amandes pilées et du miel, l'amlou, une pâte très nutritive souvent consommée au petit déjeuner. La chercheuse Zoubida Charrouf, spécialisée en chimie organique à l'Université de Rabat, a beaucoup contribué à la connaissance scientifique de cette huile et des autres sous-produits de l'arganier. Grâce au CRDI (Centre de recherches pour le développement international, société d'État canadienne), elle a aussi œuvré à l'établissement des toutes premières coopératives de traitement de l'huile d'argan, entièrement dirigées par des femmes.

Propriétés cosmétiques
Utilisée depuis des siècles par les femmes berbères pour ses propriétés cosmétiques exceptionnelles. Cette huile de couleur miel est gorgée d'acides gras essentiels oméga-6 et de tocophérols (vitamine E), antioxydants recommandés pour prévenir le dessèchement prématuré de la peau, elle combat le vieillissement cutané naturel et redonne à la peau son éclat en améliorant son hydratation, recommandée aussi pour régénérer les épidermes fatigués.

Elle s'utilise aussi bien en massages légers sur le visage qu'en application locale sur les zones du corps particulièrement desséchées. En cosmétique l'huile d'argan à diverses propriétés. Elle est anti acné, anti psoriasis, anti rougeurs et aussi anti vieillissement. Les sportifs l'utilisent également au niveau musculaire.

Huile alimentaire
Les qualités organoleptiques font aussi de l'huile d'argan une huile précieuse pour l'art culinaire. L'huile d'argan est utilisée dans l'alimentation car son petit goût d'amande et de noisette (dû à une légère torréfaction qui lui donne aussi sa couleur plus foncée) rehausse grandement la saveur des plats, comme le couscous, les poissons et les vinaigrettes. Selon les résultats de recherches scientifiques, l'huile d'argan a des propriétés nutritives et diététiques supérieures à celles de l'huile d'olive extra vierge. nécessaire]. Elle agit en tant que coupe-faim au repas du matin.
D'après des publications scientifiques, elle permet :
La stabilité de l'hypercholestérolémie
Stimule les cellules cérébrales et le fonctionnement du foie
Protège le tissu conjonctif.
C'est l'une des huiles alimentaires les plus chères du monde, de l'ordre de 160 € le litre en 2007.
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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:23

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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:23

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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:24

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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:24

L’huile d’argan est tirée d’une noix qui contient plusieurs amandes. Utilisée sans aucun gaspillage, elle est considérée comme un trésor naturel très précieux. Les recherches scientifiques ont confirmé le savoir antique des Imazighen qui etaient les premiers a l’utiliser.Aujourd’hui le but du gain
et sa concentration uniquement dans une région du Maroc ont en fait un produit
que de consommation et d’utilisation universelle. Son prix depasse presque
toujours celui de plusieurs genres de parfums reputés cheres.
Cette huile Hydrate, revitalise, adoucit la peau et la protège contre les dessèchements, atténue les gerçures et craquelures causées par les froids d'hiver. Aide à prévenir les rides. Nettoie la peau acnéique et la laisse éclatante et radieuse. Son pouvoir raffermissant fait des merveilles en cas de perte d'élasticité de la peau.

Utilisée depuis des siècles par les femmes berbères pour ses propriétés cosmétiques exceptionnelles. Trésor de la nature, cette huile de couleur miel est gorgée d'acides gras essentiels Oméga-3 Oméga-6 et de tocophérols (vitamine E), antioxydants recommandés pour prévenir le dessèchement prématuré de la peau.

L’arganier fournit aux ruraux du Souss marocain
du bois, de l'huile extraite de ses amandons , son feuillage ou la pulpe de ses fruits pour l’alimentation des chèvres,bref, toutes les parties de l'arganier ont une utilité.

Connu scientifiquement sous le nom Argania Spinosa il est présent depuis plus de 80 millions d’années au Maroc et fait actuellement l’objet de toutes les attentions.

L’arganier fait partie de la famille des Sapotacées, reconnue pour donner naissance à des espèces rustiques et résistantes.
Cet arbre épineux – d’où l’adjectif “Spinoza” – qui peut atteindre 8 à 10 mètres de hauteur et vivre jusqu’à 200 ans, est facilement reconnaissable dans le paysage marocain. Il présente une cime large et ronde, un tronc noueux, tortueux et assez court, souvent lui-même formé de plusieurs branches entrelacées. Les forêts d’arganiers sont assez clairsemées (environ 30 arbres par hectare)et ses
racines pouvant atteindre 30 mètres de profondeur pour récupérer les eaux profondes.
Les rameaux de l’arganier sont épineux et garnis de petites feuilles de couleur vert sombre qui peuvent subsister même durant la saison sèche.
L’arganier donne des fleurs et des fruits. Les fleurs apparaissent entre mai et juin et sont jaune verdâtre, parfois blanches. Le fruit a la taille et la forme d’une grosse olive, il est constitué d’une pulpe et d’un noyau contenant des graines appelées amandons. En moyenne, un arbre peut produire jusqu’à 8 kg de fruits par an soit un total de 128 000 tonnes par an, pour l’ensemble de
Aujourd’hui, l’Arganeraie représente 65 % de la surface boisée du sud marocain et couvre une surface de 830 000 hectares. Elle s’étend de la région de l’Oued Tensift à l’Oued Souss, en passant par Marrakech, Agadir et Essaouira.


Il était une fois l'arganier...
La présence de l’arganier au Maroc remonte à l’époque tertiaire. Des chercheurs ont montré que celui-ci existait déjà quand le Maroc était rattaché aux Canaries, c’est-à-dire avant les mouvements dus à la tectonique des plaques.
A l’époque quaternaire, les glaciations ont développé la présence de l’arganier dans la région de Rabat. Plus récemment, au Xe siècle, les Phéniciens ont utilisé l’huile d’argan dans leurs lampes pour s’éclairer.
Aujourd’hui, cet arbre séculaire dont l’exploitation représente de réels enjeux est devenu l’emblème des régions du sud. Mais sa surexploitation représente un réel danger pour sa pérennité. Durant la première guerre mondiale, l’arganeraie a été massivement déboisée pour fabriquer un charbon de bois d’excellente qualité qui était exporté à travers l’Europe du sud, notamment en Espagne et au Portugal.
Conscientes du danger qu’entrainerait une destruction massive de ces arganiers pour les populations locales, les autorités marocaines promulguèrent en 1925 un Dahir régissant les droits d’exploitation des arganiers et instaurant un droit coutumier. .../...



Cette loi toujours en vigueur fait bénéficier les populations locales de droits de jouissance très larges :
- Droit de collecte et de cueillette des fruits,
- droit de pâturage sans contrepartie,
- droit de labour des terrains,
- droit d’utilisation des pierres et du sable sans contrepartie,
- droit de ramassage du bois sec.

En 1998, conscient de l’importance de la préservation et de la protection d’un tel patrimoine, l’UNESCO a octroyé aux forêts d’arganiers du Maroc le statut de Réserves de la Biosphère.
L’huile d’argan réduit le risque d’hypertension

L’huile d’argan ajoute à son palmarès une nouvelle vertu thérapeutique. Des chercheurs ont découvert récemment que la consommation régulière de cette huile réduirait de 50% le risque de développer une hypertension artérielle. Parmi tous les trésor dont recèle la nature, l’huile extraite du cœur du fruit de l’arganier est une huile très précieuse puisqu’elle possède de nombreuses vertus cosmétiques et pharmaceutiques. En effet, les bienfaits de l’huile d’argan ne sont plus à démontrer, d’ailleurs les habitants du sud du Maroc, ont toujours utilisé cette huile pour traiter la varicelle, l’acné juvénile, les rhumatismes et prévenir les vergetures chez les femmes enceintes.
Mieux encore, selon des études scientifiques menés tant au Maroc qu’en Europe , cette huile est également bénéfique pour le cœur car elle protège contre le mauvais cholestérol, l’artériosclérose, l’infarctus du myocarde ; les études montrent que ses propriétés sont dues à la présence de la fraction lipidique qui représente 99% de la composition totale et qui est particulièrement riche en acides gras insaturés.

Ces acides représentent 80 % dont majoritairement l’acide oléique (45%) et l’acide linoléique (35%), deux acides connus pour leur rôle hypocholestérolémiante et anti-aérogène. Ils réduisent la quantité de cholestérol plasmatique dans l’organisme et évitent son dépôt dans les artères et diminuent ainsi le risque d’infarctus. Ces acides sont dits « essentiels » car ils sont indispensable à notre organisme qui ne peut les synthétiser. Ils doivent donc être apportés par notre alimentation. L’apport quotidien recommandé de ces acides étant de 5 à 6 grammes. Ces acides sont également précurseurs des hormones prostaglandine qui régulent les différents systèmes cellulaires, en particulier les échanges membranaires.

Ils interviennent dans la fraction de barrières et perméabilité de l’épiderme. Avec l’âge leur carence conduit à un vieillissement cutané et donc détachement et perte d’élasticité de la peau qui favorise les rides et les ridules. D’ailleurs, le 1% restant appelé (fraction insaponifiable) ou composé mineur possède des activités biologiques remarquables car il est riche en tocophérols dont la fameuse vitamine E. la vitamine E est connue pour contribuer à un développement régulier de toutes les parties de l’organisme, mais aussi pour ses propriétés stimulantes sur la défense anti-oxydante des cellules. En effet, la vitamine E retarderait le vieillissement cellulaire par son action sur la diminution de la susceptibilité membranaire au phénomène de préoxydation.
Les laboratoire les plus futés qui connaissent la composition de l’huile d’argane ont été séduit par ses pouvoir antioxydants et anti-radicaux libres, déterminants dans la prévention des rides et des ridules et l’utilisent de plus en plus pour fabriquer des crèmes anti-vieillissement.
Une panacée venue du Maroc
La consommation régulière de l’huile d’arganier, dont les vertus sont confirmées jour après jour par la recherche scientifique, diminue le risque d’hypertension artérielle, selon une étude dont les conclusions sont repris par « le Figaro TV magazine » dans son dernier numéro. L’étude réalisée auprès de 182 personnes de la région d’Essaouira consommant régulièrement cette huile a monté un risque deux fois moindre de développer une hypertension artérielle par rapport à celles qui n’ en consommaient pas, signale le magazine dans un article intitulé « L’huile d’argane, panacée venue du Maroc ». le figaro relève, par ailleurs, que des études ont cours montrent que deux cuillères à soupe par jour d’huile d’argane pourraient réduire significativement le taux de cholestérol sanguin au bout d’un mois (et qui plus à long terme). Utilisée depuis des siècles par les marocains, l’huile d’arganier possède des propriétés nutritives, protectrices, adoucissantes et régénératrice de l’épiderme et des cheveux, qui expliquent parfaitement son statut de produit de beauté, précisent ils.

Souad GHAZI
Source le matin
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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:26

Sa valeur se confirme
L’huile d’argan, ressources naturelle au milles vertus

Le « 4ème Prix de la compétition jeunes chercheurs en recherche clinique » a été décerné aux enseignants et étudiants chercheurs marocains du laboratoire de la recherche sur les lipoprotéines, de la faculté des sciences ben M’sik sidi Othman de Casablanca par la société française de cardiologie.
Ce prix récompense les travaux de cette équipe sur les bienfaits de la consommation de l’huile d’argan dans la prévention des maladies cardio-vasculaires liées à la nutrition.
Utilisée depuis des siècles pour ses nombreuses vertus, l’huile d’argan est utilisée pour les soins corporels, dans le traitement de l’acné juvénile, de la varicelle et des rhumatismes et surtout contre le dessèchement et vieillissement cutané. Aujourd’hui, toutes les études scientifiques montrent que cette huile est également bénéfique pour le cœur car elle le protège contre le mauvais cholestérol, l’artériosclérose, et l’infarctus du myocarde. Riche en acides gras essentiels insaturés (80%), son profil biochimique est presque identique à celui de l’huile d’olive.
Néanmoins, l’huile d’argan est plus riche en acide linoléique. Ce dernier est le plus recherché des acides gras essentiels poly insaturés car sa capacité de réduire le taux de cholestérol dans la sang n’est plus à démontrer.
Il représente 35% de la composition totale de l’huile d’argan. Cet acide est dit « essentiel » car il est indispensable à notre organisme qui ne peut pas le synthétiser. Il doit donc êtres apportés par notre alimentation, notamment l’huile d’argan. L’apport quotidien recommandé est de deux cuillères à soupe par jour.



Source : quotidien le matin du sahara
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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:26

Le maroc a depuis longtemps commencé a generaliser le plan
de jeunes arganiers dont le but de remplacer celles vieillissantes
mais aussi pour faire face a la demande croissante de l'huile d'argan
au niveau mondial.

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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:27

Zoubida Charrouf

l'émancipation des femmes, les produits de l'arganier et la conservation d'une espèce indigène – sont inextricablement liés dans les travaux de Zoubida Charrouf. Elle est, sans contredit, la championne de l'arganier. Cet arbre épineux, particulier à la région aride du sud-ouest du Maroc, est une ressource précieuse. Chaque partie de l'arbre est utilisable : le bois sert de combustible; les feuilles et les fruits, de fourrage pour les chèvres; et l'huile extraite de l'amande est utilisée pour la cuisson et en médecine traditionnelle. Mais, ce qui est peut-être encore plus important : l'arganier est le dernier rempart de la région contre l'avancée du désert.


L'arganier est précieux surtout pour les femmes des villages de Tamanar et de Tidzi où Zoubida Charrouf a consacré plus de 15 ans de recherches à l'établissement des toutes premières coopératives de traitement de l'huile d'argan. Elles sont d'autant plus remarquables que toutes sont entièrement dirigées par des femmes de la localité.


Définir les propriétés de l’arganier


C'est à son retour de France, où elle poursuivait ses études, que Zoubida Charrouf s'est d'abord intéressée à l'arganier : « Au début c’était pour être ingénieure-chimiste. J’ai toujours été fascinée par la chimie », confie-t-elle. Mais lorsqu'elle est rentrée au Maroc, elle s'est rendu compte que le seul travail qui lui était accessible n'était pas la recherche mais « des tâches de routine ». Elle a donc entrepris des études doctorales menant à un diplôme octroyé par l'État et qui lui permettait d'enseigner. « J’étais presque obligée d’accepter un sujet », dit-elle, « parce que c’était le seul professeur qui était à l’université et c’était sur la chimie organique – la synthèse pure et dure – et je dois dire que ça ne me plaisait pas du tout. Donc, quand j’ai eu l’occasion, j’ai préféré recommencer à zéro et faire quelque chose qui me plaise. » Ce qui lui plaisait, c’était les plantes. « Pour moi », poursuit-elle, « les plantes ce sont des choses avec lesquelles on dialogue. Elles sont utiles. » Mais pourquoi l'arganier ? « Pour deux raisons : d’abord, parce que c’est une plante spécifiquement marocaine et deuxièmement, parce qu'elle est menacée d’extinction. » Bien que l'arganier soit la deuxième espèce d'arbre la plus répandue au Maroc, plus du tiers de l'arganeraie a disparu au cours des cent dernières années.


Il fallait aussi résoudre une énigme qui perdurait depuis un siècle. « L’huile d’argan a été étudiée par plusieurs chercheurs avant moi », affirme Zoubida Charrouf. « Ce qui m’attire le plus dans l’arganier – on dirait que je cherche toujours les difficultés – c’était qu’à la fin du xixe siècle, il y a un auteur français qui a étudié la noix d’argan et a dit qu’il y avait un principe actif dans l’arganier. Depuis cette date jusqu’au moment où j’ai commencé à faire mes recherches, il n’y a personne qui ait voulu aller plus loin pour savoir ce qu’est ce principe actif. Chaque fois qu’on travaille sur l’arganier, on travaille sur l’huile. C’est vrai, l’huile est le produit principal de l’arganier, mais il n’y a pas que l’huile. Il y a tous les sous-produits. »


Et elle a découvert beaucoup plus : de nouvelles substances moléculaires, uniques à l'arganier. De passage à Québec, en août dernier, elle a décrit certaines de ces substances et leurs propriétés – antimicrobiennes et antioxydantes entre autres – à des chercheurs venus assister au cinquième colloque annuel sur les produits d'origine végétale organisé par le Laboratoire d’analyse et de séparation des essences végétales de l'Université du Québec à Chicoutimi et par le CRDI.


Aider la collectivité


« La recherche, c’est très beau, mais, une fois qu’on a terminé, on revient à la réalité du pays », souligne Zoubida Charrouf. Il faut au moins de 10 à 20 ans pour commercialiser un produit, même dans les pays développés. « Faut-il se croiser les bras en attendant ? » La chercheuse a ressenti une urgence, «&nb^sp;d'abord pour faire un travail de terrain », mais aussi pour redonner quelque chose aux collectivités qu'elle avait consultées dans le cadre de ses recherches. « On a comme un crédit qu’il faut leur rendre. Il faut qu’il y ait un retour d’ascenseur envers ces populations démunies qui nous ont appris beaucoup de choses au sujet des usages de l’argan. »


« C’est là où je me suis dit que [ce n]’est quand même pas logique, [alors] qu’on est à la fin du xxe siècle [...] que cette huile, qui a des vertus aussi bien alimentaires, nutritionnelles et cosmétiques [que] thérapeutiques, soit galvaudée de cette façon. [Ce n]’est pas normal qu’elle soit encore vendue au bord des routes [...] dans des bouteilles recyclées, toujours frelatées. [Ce n]’est pas normal non plus qu’elle soit encore faite [en broyant les amandes] entre des pierres. »


Grâce à l'appui du CRDI, Zoubida Charrouf a décidé de protéger l'arganeraie en améliorant la production de l'huile d'argan et, partant, d'améliorer aussi la vie des femmes des régions rurales du Maroc « généralement réduites aux tâches domestiques et analphabètes ». Certes, les techniques d'extraction de l'huile existent, mais « il y a des choses qui sont spécifiques à la noix d’argan »&nsp;: par exemple, elle est 16 fois plus dure qu'une noisette, sa forme est inhabituelle et elle contient trois amandes. Pourtant, pour la chercheuse « [...] on peut toujours fonctionner avec les femmes et ensuite on peut améliorer cette huile avec des machines qui existent déjà ». L'une de ces machines – le torréfacteur – a été construite par son mari d'après des plans mis au point dans le cadre d'un autre projet financé par le CRDI au Burkina Faso.


L'objectif, explique Zoubida Charrouf, n'était pas simplement de contribuer à la mise en marché d'un produit et d'en confirmer les utilisations médicinales et cosmétiques : « Notre stratégie était de faire profiter les usagers de la forêt de la plus-value qu’ils vont tirer [des arbres]. » Elle est convaincue « qu’ils vont investir un peu plus dans la conservation de l’arganeraie et que c’est eux-mêmes qui vont planter ».


Une entreprise en plein essor


Le succès de l'huile d'argan l'a prise par surprise. « [Même si nous n'avions pas un] sou pour [préparer un] dépliant ni [faire paraître] un article dans un journal [...] les médias sont venus eux-mêmes jusqu’à la coopérative [...] maintenant, en Europe, il y a un article qui sort pratiquement tous les mois dans les journaux. »


L'huile d'argan figure désormais au menu de certains des meilleurs restaurants d'Europe et de New York. La majeure partie provient d'installations industrielles, indique Zoubida Charrouf, mais, poursuit-elle, « c’est incroyable qu’une coopérative [réalise] en une année [...] un chiffre d’affaires de 100 000 $CA ». L'huile produite par les coopératives respecte les normes de santé internationales et est certifiée biologique. Le travail exceptionnel des membres de la coopérative a été reconnu en octobre dernier lorsque la coopérative Amal de Tamanar a reçu le Prix pour la biodiversité 2001 accordé par le mouvement international Slow Food.


Améliorer la vie des femmes


L'argan et ses possibilités intéressent Zoubida Charrouf au plus haut point, mais elle est aussi animée du désir d'améliorer la vie des femmes. « On le sent déjà », déclare-t-elle, « ce ne sont pas des femmes qui sont comme avant. » Si on leur demande ce qui leur plaît le plus dans la coopérative, la réponse est claire et unanime. « ' On est sorties de la maison. ' [... ] Elles partagent ensemble leurs problèmes, leur gaieté. » Et parce qu'elles sont regroupées, le projet peut leur offrir une formation en lecture et écriture, mise en marché, contrôle de la qualité, notamment.


Bien que l'aide accordée par le CRDI à ces coopératives ait pris fin, le travail Zoubida Charrouf ne fait que commencer. « [On a réalisé] seulement 10 p. 100 de ce qui devrait être fait dans l’arganeraie », précise-t-elle. La production d'huile d'argan était un projet à court terme qui pouvait être mené à bien sans tarder, mais il y a encore d'autres produits à mettre au point. « Je sais qu’on peut faire des choses extraordinaires avec les feuilles de l’arganier [...] aussi avec la pulpe, [...] le bois – tout cela peut être exploité industriellement. Moi je reste derrière pour que le maximum de retombées restent au Maroc », conclut-elle.


Michelle Hibler est chef de la rédaction et de la traduction à la Division des communications du CRDI
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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:27



Zoubida Charrouf a consacré plus de 15 ans de recherches à l'établissement des toutes premières coopératives de traitement de l'huile d'argan. (Photo CRDI : Michelle Hibler
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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:28

VALORISATION DES PRODUITS DE L'ARGANIER

CHARROUF Zoubida
Faculté des Sciences. Université Mohammed V. Rabat.

Introduction

La valorisation économique de l'arganier par le biais de ses produits peut être un des moyens de relancer durablement une foresterie rurale intégrée. En effet, quand les arbres fournissent des vivres, des produits commercialisables et des produits consommables par le bétail, les populations sont plus sécurisées et investissent plus naturellement dans ces arbres qui rapportent.


L'arganier fournit une provende assurée au bétail (un million de ruminants s'en nourrissent), du bois pour le feu et la menuiserie, une huile alimentaire, diététique et recherchée par l'industrie cosmétologique pour ses substances bienfaisantes.


Malgré ces divers usages, l'arganier reste insuffisamment exploité car il renferme des potentialités jusque là inconnues et dont la mise à jour pourrait donner à cet arbre un nouvel essor dans son contexte socio-économique et culturel.


Les recherches effectuées sur l'arganier ont fait l'objet, ces dernières années d'un grand nombre de publications. L'objet de la présente contribution est de faire la synthèse des travaux réalisés sur le plan phytochimique, pharmacologique, nutritionnel ainsi que sur les utilisations traditionnelles et industrielles. Nous aborderons successivement l'étude de l'huile d'argan, du tourteau, de la pulpe des feuilles et du bois.


1. L'huile
L'amande de l'arganier renferme 50 % d'huile comestible. L'extraction de l'huile d'argan est réalisée en général par les femmes d'une façon artisanale avec un rendement ne dépassant que rarement 30%. Des efforts sont déployés par l'Association des Amis de l'Arganier pour mécaniser le processus d'extraction afin d'augmenter le rendement et améliorer la qualité de l'huile [Gonet 1988 ; Rahmani 1992]. Outre son utilisation en alimentation humaine, cette huile est utilisée pour les soins corporels, dans le traitement de l'acné juvénile, de la varicelle et des rhumatismes. Elle présente des propriétés hypocholesterolémiantes et elle est indiquée chez les patients présentant des risques d'athéroscléroses.

Sa composition chimique s'est révélée intéressante par la nature de ses fractions glycérique (99%) et insaponifiable (1%) [Charrouf M. 1984].


Les acides gras de l'huile d'argan sont à plus de 80 % des acides insaturés. Les acides oléique et linoléique sont présents respectivement à près de 45% et 35% [Charrouf M. 1984], ceci confère à cette huile de très bonnes qualités diététiques. L'acide linoléique est un acide gras essentiel car il ne peut pas être synthétisé par l'organisme et doit donc être obligatoirement apporté par l'alimentation. D'après les travaux récents des nutritionnistes, les acides gras essentiels (acide : linoléique, linolénique etc ..) seraient des précurseurs biologiques de ces hormones intracellulaires : les prostaglandines. Ces dernières sont des molécules régulatrices fondamentales des différents systèmes cellulaires, en particulier de tout ce qui est échanges membrannaires. Les acides gras essentiels interviennent dans la fonction de barrière et de perméabilité de l'épiderme. La carence en acide gras essentiel, inévitable avec l'age, cause un vieillissement cutané qui se traduit par un dessèchement et une perte d'élasticité de la peau favorisant ainsi l'apparition de rides. La correction d'une carence en acide gras essentiel permet de retarder le vieillissement cutané.


L'insaponifiable contient des hydrocarbures et des carotènes 37.5 %, des tocophérols 7.5 %, des alcools triterpèniques 20 %, des méthyl-stérols et stérols 20 % et des xantophylles 6.5 % [Charrouf M. 1984].


La recherche de la provitamine A sous forme de trans b-carotène dans l'huile d'argan s'est avérée négative [Collier et Lemaire 1974].


L'huile d'argan est relativement riche en tocophérols : 620 mg / kg (huile d'olive 320 mg / kg). Ils sont constitués de 69 % d'a-tocophérol (vitamine E), 16 % de b -tocophérol, 13 % de g-tocophérol et 2 % de d-tocophérol [Charrouf M. 1984]. La vitamine E est connue pour ses propriétés eutrophiques, c'est à dire contribue à un état normal de nutrition avec un développement régulier de toutes les parties de l'organisme. Les b, g et d-tocophérols ont des actions antioxydantes qui vont permettre une bonne conservation de l'huile d'argan.


La fraction triterpènique est constituée essentiellement du Tirucallol, de la b -Amyrine et du Butyrospermol [Farines et coll. 1984]. La fraction stérolique est composée principalement de Spinastérol et Schotténol [Farines et coll. 1981]. Ces stérols sont rarement rencontrés dans les huiles végétales. Selon certains auteurs [Boukhobza . et Pichon-Prum. 1988], le Schotténol serait responsable de l'activité d'une plante (Agyratum conyzoïdes) dont le suc est utilisé en Inde pour soigner certaines maladies de la peau. Dans l'espèce Ipomopsis aggregata, le glycoside du schotténol s'est révélé anticancéreux [Arisawa et coll. 1985].


La composition chimique de l'huile d'argan, telle que nous venons de la décrire a suscité des recherches ponctuelles sur ses qualités intrinsèques. C'est ainsi qu'en matière de conservation, les travaux de Chimi et coll. [1994] ont montré qu'elle résiste nettement mieux à l'autooxydation que l'huile d'olive. Ces résultats seraient dus aux polyphénols (56 mg/Kg ) et aux tocophérols (620 mg/Kg).


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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:29

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S'agissant de l'étude nutritionnelle, elle a été réalisée in vivo par Belcadi [1994]. Cette étude a montré que :

- l'ingestion de l'huile d'argan conduit à une modification des AGPI membrannaires comparable à celle due à l'huile d'arachide.

- Cette huile relativement riche en vitamine E, provoque la stimulation d'une activité enzymatique liée à la détoxification et à la défense antioxydante des cellules. Il s'ensuit une diminution de la susceptibilité membrannaire à la péroxydation qui serait à l'origine du vieillissement selon certains auteurs [Sohal et Allen, 1990 ; Ames et Shigenega 1992 ; Harman 1992].


Pour l'usage cosmétologique, l'utilisation traditionnelle de l'huile d'argan pour le dessèchement cutané et le vieillissement physiologique de la peau ont motivé certains laboratoires français à l'incorporer dans des produits cosmétiques. Elle est actuellement utilisée par Galénique (gamme Argane), Yves Rocher (gamme Acaciane) et la société Colgate Palmolive (savon dermatologique 'Antinéa').


2. Le tourteau

Le résidu de l'extraction ou tourteau est utilisé actuellement comme aliment pour bovins soumis à l'engraissement. Il est riche en glucides et protéines et renferme un important groupe pharmacodynamique constitué de saponines (Cotton 1888). Les tests biologiques préliminaires effectués par Battino en 1929 sur les saponines de l'arganier nous ont incités à séparer et élucider leur structure. Sept saponines ont été isolées et identifiées dont cinq sont de nouvelles substances naturelles [Charrouf Z. et coll. 1992].


Les saponines sont des substances naturelles à large spectre d'activité biologique ; certaines sont déjà utilisées en thérapeutique comme : anti-inflammatoire, veinotonique, stimulants diurétiques et antitumoraux [In : Hostettmann et Marston 1995].


Les saponines de l'arganier sont triterpéniques et bidesmosidiques. Des structures très proches sont décrites dans la littérature [Foresta et coll. 1988] comme ayant des activités analgésique, anti-inflammatoire, antioedémique et mycolytique. La formulation de pommade et de gélule à base de ces saponines a été brevetée par ces auteurs.


Les saponines de l'arganier présentent des activités antifongiques, anti-bactériennes [Charrouf Z.1991a] ainsi que des activités analgésiques et anti-inflammatoires tout en étant de faible toxicité [Alaoui K.et coll.]. D'autres tests sont en cours de réalisation avec la Faculté de Médecine et Pharmacie de Rabat (Laboratoire de Pharmacologie et Toxicologie), le but étant de promouvoir leur utilisation comme produit pharmacodynamique ou composé industriel.


3. La pulpe

La pulpe de l'arganier est utilisée comme aliment pour les caprins. Elle est riche en glucides et protides [Battino 1929]. L'extrait lipidique de la pulpe est constitué de glycérides, d'un latex (caoutchouc et gutta percha) [Fellat-Zarrouck et coll. 1987] et d'un insaponifiable. La composition chimique de ce dernier a montré les mêmes stérols que l'huile d'argan et une composition en alcool triterpènique différentes. L'erythrodiol est le triterpène majoritaire [Charrouf Z. et coll. 1990]. Les autres alcools identifiés dans l'insaponifiable de la pulpe sont :
l' a-Amyrine, la b-Amyrine et le lupéol [Charrouf Z. et coll. 1991]. Ces alcools pourraient subir des transformations par voie chimique ou par bioconversion pour conduire à des produits à forte valeur ajoutée.



4. Les feuilles

Les feuilles servent de pâturage suspendu pour les caprins. La filière triterpènique est composée des mêmes métabolites secondaires que ceux de la pulpe [Chahboun 1993]. L'étude de la fraction flavonoïdique a montré la présence de la quercétine, la myricétine et de leurs hétérosides [El Kabous A. 1995]. Ces deux flavonols présentent des propriétés antifongiques et antibactériennes remarquables [Aumente Rubio et coll. 1988] à côté de leur pouvoir antioxydant.


5. Le bois

Le bois est utilisé pour le chauffage, son étude phytochimique a révélé la présence de nouvelles saponines triterpèniques [Oulad-Ali A.].

Conclusion

La valorisation de ces produits issus de l'arganier dans le domaine pharmacologique et cosmétologique pourrait accroître l'intérêt et les revenus des populations concernées qui le protègeront plus et veilleront à sa regénération.

source: http://users.casanet.net.ma/arganier/journees_etude/valprodo.htm
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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:29

Documents et sources sur l'Arganier et son huile:


Alaoui K. ; Abid A. ; Bouroud H. ; Cherrah Y. Charrouf Z. ; Hassar M. ; Amarouch H. ; Roquebert J. (soumis à publication)

Activité Pharmacologique des saponines d'Argania spinosa.


Alaoui K. ; Bencheikh N. ; Cherrah Y. Charrouf Z. ; Hassar M. ; Amarouch H. ; Roquebert J. (soumis à publication)

Toxicité des saponines d'Argania spinosa.


Ames, B.N. ; Shigenaga, M.K. 1992

Oxydants are a major contributor to aging

In : Aging and cellular Defense Mechanism, Ann. N.Y. Acad. Sc. Vol 663 .Francescki, C.et al. eds 85-96.


Arisawa M. ; Kinghom D.A. ; Cordell G..A. ; Phoebe H.C. and Fansworth R.N. 1985.

Plant anticancer agent XXXVI, Schottenol glucoside from Baccharis coridifolia and Ipomopsis aggregata. Planta Med, 6, 544-545


Aumente Rubio M.D. ; Ayuso Gonzalez M.J. ; Garcia Giminez M.D. ; Toro Sainz M.V. 1988.

Les flavonols isolés d'Erica andevalensis Cabezudo-Ribera : contribution à l'étude de l'activité antimicrobienne de l'espèce.

Plantes Médicinales et Phytothérapie Tome 22 (2), 113-118.


Battino 1929

Recherches sur l'huile et sur quelques autres produits de l'arganier. Librairie le Français (Paris), 132p.


Belcadi R., 1994.

Etude des variations du système antioxydant cellulaire en fonction de l'âge et de l'apport alimentaire d'acides gras polyinsaturés, chez le rat. Influence particulière de l'ingestion de l'huile d'argan.

Thèse 3ème cycle. Univ. Ibnou Zohr. Agadir




Boukhobza M., Pichon-Prum N., 1988.

L'arganier, ressource économique et médicinale pour le Maroc.

Phytotherapy, 27, 21-26.


Chahboun J. 1993.

La filière triterpénique dans les lipides des feuilles d'Argania spinosa.

Thèse d'Université ; Univ de Perpignon.

Charrouf M., 1984.

Contribution à l'étude chimique de l'huile d'Argania spinosa (L.) (Sapotaceae). Thèse Sciences Univ. de Perpignan.


Charrouf Z. ; Fkih-Tétouani S. ; Rouessac F. , 1990

Occurrence of Erythrodiol in Argania spinosa

Al Biruniya, 6, (2), 135.


Charrouf Z. 1991a

Valorisation d'Argania spinosa (L.) Sapotaceae : Etude de la composition chimique et de l 'activité biologique du tourteau et de l'extrait lipidique de la pulpe.

Thèse Sciences, Univ Mohammed V, Rabat.


Charrouf Z., Fkih-Tétouani S. ,Charrouf M., Mouchel B. 1991b.

Triterpènes et stérols extrait de la pulpe d'Argania spinosa (L.) Sapotaceae.

Plantes médicinales et Phytothérapie, XXV, 2-3, 112-117.


Charrouf Z. ; Wieruzeski J.M. ; Fkih-Tétouani S. ; Leroy Y. ; Charrouf M., Fournet B. 1992.

Triterpenoid saponin from Argania spinosa.

Phytochemistry, 31, (6), 2079.


Chimi H.; Cillard J. ; Cillard P. , 1994.

Autoxydation de l'huile d'argan. Argania spinosa L. du Maroc.

Sciences des Aliments, 14, 117-124.


Collier A., et Lemaire B. 1974.

Etude des caroténoïdes de l'huile d'argan.

Cah. Nutr. Diét., IX (4), 300-301


Cotton. 1888.

Etude sur la noix d'argan : nouveau principe immédiat, l'arganine.

J. Pharm. Chim. 18, 298.


Farines M. ; Charrouf M. et Soulier J. 1981

The sterols of argania spinosa seed oil, Phytochemistry, 20, 2038-39


Farines M. ; Charrouf M. ; Soulier J. et Cave A. 1984

Etude de l'huile des graines d'Argania spinosa (L.) Sapotaceae. II- Stérols, alcools triterpéniques et méthylstérols de l'huile d'argan, Rev.Franç.Corps Gras, 31, 443-448.


Fellat-Zarrouck K., Smoughen S. et Maurin R. 1987.

Etude de la pulpe du fruit de l'arganier (Argania spinosa) du Maroc. matière grasse et latex. Actes Inst.Agro.Vet.Rabat.7, 17-22


Foresta P., Ghirardi O., Gabetta B., Cristino A. 1988

EP 251, 197 (Cl. C07G3/00), 07 Jan. 1988, IT Appl. 86/48,208, 01 Jul. 1986 ; ref . : C.A. 109, 236992.


El Kabous A. 1995.

Contribution à l'étude des flavonoïdes des feuilles de l'arganier. (Argania spinosa (L.) Sapotaceae.

Mémoire CEA. Univ. Mohammed V. Rabat.


Gonet W. , 1988

Avancement des travaux de recherche sur l'extraction de l'huile d'argan au niveau du ménage. In : Journées d'études sur l'Arganier. Essaouira 23-24 Juin.


Harman D. 1992

Free radical theory of aging : history.

In : Free radicals and Aging, Emerit I., and Chance, B. eds, Birkhauser Verlag Basel, Switzerland, 1-10.


Hostettmann K. and Marston A. 1995.

Chemistry and pharmacology of natural products : saponins

Cambridge University Press 1995


Oulad A. ; Kirchner V. ; Lobstein A. ; Weniger B. ; Anton R. ; Guillaume B. and Charrouf Z. , (soumis à publication dans J.Nat.Prod.)

Structure élucidation of three triterpene glycosides from the trunk of Argania spinosa.


Rahmani M. , 1992

Possibilités d'amélioration qualitative et quantitative du processus artisanal d'extraction de l'huile d'Argan.

In : Atelier Oleasilva, Bamako, 6-10 Juillet.


Sohal, R.S., Allen R.G. 1990.

Oxidative stress as a causal factor in differentiation and aging : a unifying hypothesis.

Exp. Geront., 25, 499-522.
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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:30

Achtouken-Aït Baha, 6.720 arbres plantés


Succès du projet « Tamounte » pour la préservation de l’arganeraie L’arganier est un arbre spécifiquement marocain qui est aujourd’hui menacé et avec lui l’équilibre écologique et socio-économique de toute la région qu’il couvre. Pour la première fois, les populations locales, à travers leurs associations, ont réalisé la plantation et la régénération de l’arganier sur une superficie de plus de 200 ha.
Succès du projet « Tamounte » pour la préservation de l’arganeraie L’arganier est un arbre spécifiquement marocain qui est aujourd’hui menacé et avec lui l’équilibre écologique et socio-économique de toute la région qu’il couvre. Pour la première fois, les populations locales, à travers leurs associations, ont réalisé la plantation et la régénération de l’arganier sur une superficie de plus de 200 ha.

Cette action a permis de renforcer davantage l’adhésion des populations et consolider leur esprit d’appropriation aux objectifs et valeurs portées par les projets de préservation, à travers la mise à disposition de manière volontariste de leurs terrains privés au profit de la régénération et la mise en défense des aires de l’arganier.

La subvention totale des 4 projets de préservation retenus est de l’ordre de 3,26 millions de dirhams sur un montant global de 4,5 millions de dirhams, soit un taux de cofinancement de plus de 73%. Les projets de régénération de l’arganier, d’un montant total de 1,61 million de dirhams, portent sur une superficie de 171 ha environ, répartie sur 13 sites à travers les provinces de Taroudant, Tiznit et Chtouka Ait Baha. Le lancement de l’opération de plantation a eu lieu cette année sur le site de Takesbite (42 ha, équivalents à 6.720 arbres) relevant de la province de Chtouka Ait Baha.

Actuellement, tous les travaux d’installation des périmètres sont achevés et les premiers constats et reconnaissances effectuées montrent un développement normal des plantations d’arganier, moyennant un suivi de proximité régulier et continu par les membres des comités locaux.

Ce projet est appelé « Tamounte » pour la préservation et la gestion durable de l’Arganeraie dans la zone de Chtouka Ait Baha. D’une durée de 24 mois, il a permis d’améliorer les capacités d’intervention des groupes cibles dans le domaine la gestion des ressources naturelles, spécialement l’arganier, et de régénérer la zone plantée.

Il a ciblé la population du douar Taksbite (environ 2.000 personnes), les 9 membres de l’association Alwahda Taksbite, les membres des 50 associations adhérentes au Réseau des associations de la réserve de biosphère arganeraie (RARBA), la coordination provinciale Chtouka Ait Baha et les 12 animateurs locaux du RARBA. Par effet multiplicateur, le nombre des bénéficiaires dépassera de loin ces chiffres.

Ce projet d’envergure regroupe des partenaires tels le RARBA, la coordination Chtouka Ait Baha, l’Agence de développement social (ADS), l’Union européenne à travers le Programme MEDA, l’Association Alwahda Taksbite, l’Agence allemande GTZ, la Commune rurale Belfaa et la délégation des eaux et forêts de Chtouka Ait Baha.

Il faut signaler que malgré les différents rôles de l’arganier, on assiste à une régression alarmante des arganeraies aussi bien en surface qu’en densité. Près de la moitié de la superficie de la forêt a disparu et on compte six cents hectares perdus chaque année. Cette régression est essentiellement due à un déséquilibre écologique d’origine humaine. En montagne, on assiste à un surpâturage et une surexploitation du bois, en plaine, l’arganier est défriché car il gêne l’intensification de l’agriculture.

Pour sauvegarder cet arbre, plusieurs initiatives ont vu le jour pour préserver et développer l’arganeraie et enrayer les conséquences alarmantes de sa régression. La valorisation économique de l’arganier par le biais de ses produits peut être un moyen de relancer durablement une foresterie rurale intégrée.

En effet, quand les arbres fournissent des vivres, des produits commercialisables et des produits consommables pour le bétail, les populations sont plus sécurisées et investissent plus naturellement dans ces arbres qui rapportent.

Abdelfattah Aberbri
LE MATIN
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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:31

L'arganier , un arbre Amazigh par excellence et sans concurrence
Devant l'engouement du monde sur l'huile d'Argan pour la consommation
les laboratoires de medicaments et produits de beauté, plusieurs nations
dont Israel et l'Espagne ont tenté de le planter et le domestiquer sans
jamais réussir.
L'arganier ne peut vivre que dans le pays des Chleuhs entre Essaouira
et Goulimine. Malheureusement les ong, les autorités et les citoyens
se sont rendus comptent trop tard que l'arganier a vieilli, de plus, soumis
a la secheresse frequente et a la pauvreté du sol caillouteux dans les
zones ou l'arganier a élu domicile, aujourd'hui cet arbre est en perdition.
DE cent arbre par hectare il est passé a 30 par hectare!
Une operation d'envergure cette semaine dans la commaune de
Tazeroualte entre Tiznit et Tafraoute ou 130 hectares ont été plantés
par des petits arganiers qui necessiteront 15 ans minimum de soins et
protection avant d'etre exploité.

a suivre
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mimouniabdelmalek
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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   Jeu 10 Avr - 1:31

Un arganier en photo très recenete
on remarquera le genre
de sol pierreux et desseché qui sévit ici



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MessageSujet: Re: L'arganier, un arbre Amazigh Berbère   

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L'arganier, un arbre Amazigh Berbère
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