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 Architecture Amazigh

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mimouniabdelmalek
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MessageSujet: Re: Architecture Amazigh   Lun 18 Fév - 1:44

Marrakech la koutoubia

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mimouniabdelmalek
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MessageSujet: Re: Architecture Amazigh   Lun 18 Fév - 1:45

L’habitat à l’architecture de terre

L’architecture berbère n’a jamais été influencée par la conquête arabe et le développement de l’art hispano-mauresque. Les kasbahs du sud sont la plus belle expression de cet art rural dont les spécificités sont d’ailleurs fort proches de l’habitat traditionnel yéménite.

Ces superbes bâtisses en terre jouèrent un rôle fondamental durant des siècles. Elles étaient les demeures fortifiées des seigneurs. Isolées et situées sur une position dominante, elles exprimaient l’autorité des caïds (représentants du sultan) ou des Pacha (gouverneurs d’une ville impériale). Les kasbahs contrôlaient les oasis et leurs voies d’accès, servaient de points de ravitaillement pour les habitants du désert et défendaient les caravanes contre les brigands et les pillards nomades. Actuellement, elles abritent plutôt des notables ou des cultivateurs, lorsqu’elles ne sont pas tout simplement à l’abandon.

La construction des kasbahs obéit à plusieurs règles architecturales. Sur des fondations de pierre, d’épaisses murailles, flanquées de quatre tours d’angle ornées de merlon en épis, délimitent la construction. Les murs sont en pisé, mélange de terre et de paille selon un procédé ancien qui isole de la chaleur et du froid. Le centre de l’habitation est un patio, véritable puits de lumière pour l’ensemble. L’ornementation extérieure des tours et du haut des murs est en adobe, briques de terre crue argileuse, qui permet d’exécuter des motifs en creux et en relief qui ajourent les parties hautes. Mais toutes les kasbahs ne sont pas celles d’un Pacha et les demeures rurales sont plus simples et regroupées au sein d’un même village. Protégées de remparts avec une seule porte d’entrée, elles forment alors un ksar (pluriel : ksour). Ces villages, construits en pisé, prennent la couleur de leur terre d’origine, qui, passant du ocre au rouge, les rend tous différents. A l’origine, cet habitat rural en terre fut édifié par des familles de nomades qui, ayant décidé de se sédentariser, recherchèrent une construction plus solide que leur tente de laine pour faire face aux intempéries et aux ennemis. C’est pourquoi les ksour, petites forteresses, sont établis le plus souvent sur des pitons rocheux ou en bordure de falaise.

Ouarzazate, ainsi que la vallée du Drâa et la vallée du Dades offrent les plus beaux spécimens de cette remarquable architecture de terre.



Fragilité naturelle et rancœurs politiques

Partout, sur ces routes du sud, d’une saisissante beauté, d’imposantes kasbahs en ruine lancent un dernier défi au temps et à l’érosion. Plusieurs causes expliquent cette dégradation.

Climatiques d’abord : comme dans toute région désertique, les pluies rares mais violentes menacent les maisons de terre qui disparaissent parfois suite aux intempéries. Mais les nomades, habitués aux villages temporaires, ne les reconstruisent pas et vont bâtir ailleurs. A cela s’ajoute l’exode rural, qui s’accompagne de l’abandon de ce type d’habitat au profit de maisons individuelles ou d’immeubles en béton en périphérie des villes.

Historiques ensuite : Thami-el-Glaoui, le dernier seigneur de l’Atlas, chef de la tribu des Glaoua (berbères de l’Atlas), prit le parti des français au Maroc en 1912, ce qui lui permet de devenir le pacha de Marrakech et de sa région. Par la suite il étend son autorité sur tout le sud marocain, accumule une immense fortune et fait construire les plus belles kasbahs des vallées du Draa et du Dades. Mais l’émergence du nationalisme poussa le Glaoui à prendre parti contre le sultan (futur roi Mohamed V) qui est déposé et exilé par les Français en 1953. Devant les troubles qui s’ensuivent, ceux-ci le réinstalle sur le trône comme roi légitime. Humilié, le pacha doit implorer son pardon à genoux devant lui. Le roi pardonna mais n’oublia pas. Le Glaoui meurt en 1956 et ses biens sont confisqués.

Laissées à l’abandon, les kasbahs s’écroulent lentement car l’humidité est la pire ennemi du pisé et faute d’entretien, ces châteaux de terre se transforment en tas de boue. Une forte pluie, un oued en colère et tout est emporté. Parmi les constructions les plus touchées, citons le palais de Telouet et la kasbah de Tinerhir.



Le retour aux sources...

Si le Maroc, dans le passé, a sacrifié ces merveilles, de nos jours, les autorités ont pris conscience de la valeur de ces chefs-d’œuvre. Le fameux ksour d’Aït Benhaddou, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis la fin des années 70, a bénéficié d’un programme d’aide qui a permis sa restauration partielle dans le respect des procédés anciens de construction.

Depuis les années 1990, des associations culturelles et artistiques se sont crées et revendiquent la reconnaissance de l’identité berbère. Des architectes de Marrakech ont pris le problème au sérieux. Ils ont recensé les ksour en péril, fait admettre qu’ils appartenaient au patrimoine du Maroc et protègent aujourd’hui activement ces villages de terre.



La tendance est au retour vers les demeures traditionnelles et les restaurations de maisons abandonnées se multiplient. Mais pour y parvenir, il a fallu former de nouveau les moualim (maîtres maçons) qui entre temps s’étaient reconvertis dans le béton ! Les techniques de construction peuvent varier, comme l’assemblage de petites briques crues de pisé ou la superposition de gros blocs de glaise ou encore le remplissage d’un coffrage (comme pour le béton). Dans ce dernier cas, le maalem dirige une équipe de quelques ouvriers qui tirent la terre du lieu même de la construction, la mettent en paniers, la hisse sur des échelles et la jette dans les coffrages. Le pisé est tassé avec un pilon en bois par le maalem qui pousse un cri à chaque coup. Le toit terrasse bénéficie de soins particuliers. Reposant sur des poutres de palmier, le plancher du dernier étage est couvert de branchages, puis de terre, damée en pente légère pour l’écoulement des eaux de pluie vers une gargouille. Les parties supérieures de la kasbah sont quant à elles décorées de motifs géométriques d’inspiration berbère (que l’on retrouve sur les bijoux et sur les tapis).

Après mon « riad à Marrakech » ma « petite kasbah au bord de l’oued » ?

Les particuliers ne sont pas en reste et on commence à trouver dans certains villages du sud des maisons historiques, restaurées dans le souci de respecter l’architecture et les matériaux traditionnels. A Skoura, Amerdihil, un des plus beau ksar du Maroc (XVIIe siècle), est une maison familiale en cours de restauration que le propriétaire fait volontiers visiter.

Toujours à Skoura, Aït Ben Moro, une authentique kasbah du XVIIIe a été réhabilitée avec goût en maison d’hôte dans le respect des traditions. Enfin, aux rénovateurs, s’ajoutent les créateurs. A quelques mètres des belles dunes de sable d’Erfoud, la magnifique réalisation de la Kasbah Hôtel Xaluca Maadid est unique de par ses caractéristiques de construction traditionnelle en pisé (même matériau et même système de construction que ceux utilisés par les anciens). La décoration fait aussi appel à toutes les ressources de l’artisanat local.

La résurgence de l’identité berbère et l’essor du tourisme international se conjuguent pour inverser le processus d’abandon et de délabrement. Dans ces conditions, on peut espérer que ksour et kasbahs auront encore de beaux jours devant eux. Qui sait d’ailleurs si les « roumi » (les occidentaux), après leur engouement pour les riads hispano-mauresques, ne désireront pas, d’ici quelques temps, posséder leur propre kasbah de style berbère, sur les berges d’un oued des vallées du Drâa ou du Dades, là où fleurissent des milliers de lauriers-roses ?

Dominique et Paul Mariottini
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mimouniabdelmalek
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MessageSujet: Re: Architecture Amazigh   Lun 18 Fév - 1:45

Les anciennes villes , demeures , kasbah et forts berbères

ici un Agadir dans le sud Marocain

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mimouniabdelmalek
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MessageSujet: Re: Architecture Amazigh   Lun 18 Fév - 1:46

Ici un village très ancien dans le Mali

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MessageSujet: Re: Architecture Amazigh   Lun 18 Fév - 1:46

Ici la muraille de Tiznit


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MessageSujet: Re: Architecture Amazigh   Lun 18 Fév - 1:48

Mausolée Tin-Hinan Touareg

C'est l'ancetre des Touareg

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MessageSujet: Re: Architecture Amazigh   Lun 18 Fév - 1:48

mimouni a écrit:
C'est l'ancetre des Touareg


Ce mausolée etant certainement plus ancien que Le mausolée d'Imedghassen
IIIe & le IVe siécle avant J.C, il pourrait insiprer les pharaons sur la
manière de construire leurs tombeaux , a savoir les pyramides
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MessageSujet: Re: Architecture Amazigh   Lun 18 Fév - 1:49



Le mausolés d'Imedghassen
IIIe & le IVe siécle avant J.C


Le mausolée a servi de sépulture à une famille de rois maures
(monumentum commune regiae gentis ) Fort probablement
construit par le roi Juba II , son existence est mentionné
entre Alger et Cherchell
(Source:Auteur latin du premier siècle après J.C.)



Le mausolée numide connu sous le nom d'Imedghassen, situé à 35 km au Nord-est de Batna, entre Ain Yagout et El Madher. Erigé entre le IIIe & le IVe siécle avant J.C. Imedghassen se présente sous la forme d'un immense bazina de 59 m de diamètre. On croit savoir que ce monument est antérieur à Syphax et qu'il est le tombeau des rois massyles prédécesseurs de Massinissa.
Ce monument fut élevé par Micipsa, mort en 119 av.JC. Il serait antérieur au Tombeau de la Chrétienne de Tipasa. 59 m de diamètre (tombeau de la Chrétienne 63 m). Haut de 18,50m, la plateforme du dernier et 24ème gradin supportait à l'origine un motif sculpté. Le cylindre est garni de 60 colonnes d'inspiration carthaginoise. L'entrée du tombeau était masquée par 2 pierres des 3ème et 4ème gradins : 3 points du cylindre à 120°, sont matérialisées par 5 rainures reliant deux chapiteaux voisins, la bissectrice de ce "triangle" tirée vers le soleil levant donne la direction de l'entrée. Une galerie descend vers la salle sépulcrale qui s'était effondrée, après dégagement, les archéologues n'ont rien retrouvé (entre 1850 et 1873).

Les plombs qui scellaient les pierres ont été extraits probablement pour
en faire des balles.

· 261 mètres d'altitude.
· 64 mètres de diamètre
· 40 mètres (à peu prés) de hauteur



Il se compose de :
· Un tambour cylindrique reposant sur une base carrée
· 60 colonnes décorent les parois du tambour
· aux 4 points cardinaux se dressent 4 portes, dont les moulures ont l'aspect d'une grande croix.

Ce tombeau est un vaste amas de pierres présentant à l'intérieur des couloirs et des chambres dont la disposition a été reconnue à la suite des fouilles faites en 1865-66 par Berbrugger et Mac-Carthy, sous le patronage de Napoléon III.

L'entrée est fort étroite et se trouve dans le soubassement , sous la fausse porte de l'Est. De là un petit couloir donne accès à une chambre voûtée dans laquelle se trouve sur un de ses murs, sculptées grossièrement un lion et une lionne. Au-dessous de ces bas-reliefs s'ouvre un autre couloir qui mène à un escalier de 7 marches, puis à une large galerie circulaire de 150 m de longueur. En la suivant on arrive à un 3ème couleur et à deux salles voûtées qui se trouvent au centre même du monument.La première salle paraît avoir été un vestibule
La seconde offre 3 niches qui étaient destinées à contenir des urnes cinéraires.
On peut supposer que le caveau funéraire se trouve à un niveau plus bas.

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mimouniabdelmalek
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MessageSujet: Re: Architecture Amazigh   Lun 18 Fév - 1:50

Une énigme archéologique

Le mausolée d'Ausum (antique Akbou) ou Taqubbet n' Weqbu


Au nord-ouest du majestueux piton d'Akbou, en prenant un chemin sinueux à travers rochers et broussaille, on arrive au somptueux monument funéraire. Visible de loin car il occupe une position privilégiée, ce mausolée a fait rêver et inspirer plusieurs historiens et archéologues.

C'est un édifice à un seul étage qui repose sur une base à gradins : des assises soigneusement alignées, que complète une architrave. Le tout forme un début de pyramide. Vient ensuite une frise d'un carré régulier et d'une belle architecture. Elle est coiffée d'une corniche sculptée avec une extrême finesse. Enfin, un toit pyramidal termine la construction. De l'intérieur, il a la forme d'une voûte en berceau.

L'extérieur de ce mausolée se distingue par la fausse porte (1) qui se trouve sur chaque côté. Ces portes " imaginaires " sont ornées de motifs décoratifs et de plusieurs signes. La face nord du monument présente une ouverture par laquelle on accède à l'intérieur. Selon certaines lectures, elle pourrait être pratiquée par des voleurs dans l'espoir de découvrir un trésor enfoui dans ce tombeau, au-dessus de cette porte (l'encastrement profond en témoigne). Ce qui fait supposer que c'était le principal côté.

Des inscriptions millénaires

Que sont devenues ces inscriptions ? Véhiculaient-elles réellement des indices pouvant nous fixer sur l'origine du monument ou seraient-elles simplement un rajout d'une civilisation, autre que celle ayant bâti cet édifice, dont le but était de marquer sa présence ?

Dans son récit, le baron H. Aucapitaine raconte que c'était une plaque en marbre blanc qui servait de cible aux jeux des bergers et qu'à force de jets de pierres, elle a fini par se briser et les débris se sont éparpillés sur le sol. Il disait aussi que toutes ses tentatives pour récupérer les fragments ont été vaines. Selon lui, cette perte, ô combien regrettable, a dû avoir lieu quelques années avant son séjour dans la région - Aucapitaine était l'hôte du Bâcha Agha Ben Ali Chérif dans sa résidence Bordj de Tarza - et c'était, disait-il, du Bâcha Agha qu'il tenait ces précisions. Celui-ci se rappelait l'avoir vue en place.

Quel était le but de cette construction ?

Certains affirment qu'elle serait presque deux fois millénaire. Sur l'origine de ce monument, les commentaires et les hypothèses vont bon train. Etait-ce pour un souverain, un militaire hautement gradé ayant expié au cours d'un combat ? La légende raconte qu'en cet endroit, où est construit le mausolée, une femme a accouché. L'origine de ce mausolée est légendaire. La population l'attribue aux Romains. Mais la grande analogie de forme qu'il présente avec les mausolées des rois numides Syphax et Massinissa et avec le mausolée royal de Mauritanie - plus connu sous le nom du tombeau de la Chrétienne (dans la province d'Alger) - donne à supposer que cette construction serait antérieure à la conquête romaine.

Le passage des conquérants



En outre, de la lecture de l'ouvrage Le Mausolée royal de Mauritanie édité par l'Agence nationale d'archéologie et de protection des sites et monuments historiques, il ressort que les monuments construits sur un plan carré avec un couronnement pyramidal et bâtis presque toujours sur des sommets de colline sont attribués à des princes berbères peut-être de religion chrétienne dont les principautés s'étendaient vers l'Ouest.

Serait-ce l'œuvre d'une civilisation particulière ou un ensemble de styles, résultat du passage des différents conquérants ayant pris d'assaut la ville d'Akbou ? Mais quels qu'ils fussent, ils ont perlé leur ouvrage et ont réalisé un véritable exploit en réussissant un chef-d'œuvre.

Une expertise du site lèvera sans doute le voile du mystère et pourra peut-être répondre à cette énigme : Quand et par qui cette œuvre de génie a-t-elle été construite ? Sur la sépulture de qui a-t-elle été érigée ? Des témoignages (oraux et écrits), des documents laissés par nos aïeux aideront dans les recherches.

En attendant, cette merveille, qui a survécu à toutes les agressions et qui garde jalousement son secret, se détériore dans l'indifférence générale : des assises gisent au pied de l'édifice. Une partie du toit est détruite (tentatives lointaines de pénétration dans le tombeau), les colonnes supportant les chapiteaux ont disparu.

De plus, il est menacé par les vibrations générées par le passage des trains et la carrière se trouvant sur le flanc du piton. En outre, la poussière se dégageant de cette carrière s'accumule sur l'édifice.

Le mausolée d'Ausum (antique Akbou) ou Taqubbet n' Weqbu, comme il est appelé dans cette localité, est et restera la mémoire infaillible au vu des témoignages qu'il contient sur l'histoire de cette région en particulier et de l'Algérie en général.


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MessageSujet: Re: Architecture Amazigh   Lun 18 Fév - 1:50

[b]Dougga : Le mausolée libyco-punique, un exemple rare
parvenu jusqu'à nous de ce que les spécialistes ont convenu d'appeler "l'architecture royale numide".
le mausolée libyco-punique. Ce monument, haut de 21m., composé de plusieurs étages diposés en gradins et coiffés d'un pyramidion, a été construit en 200 av. J.-C. pour accueillir la dépouille d'un certain Ataban, prince de son état. Beau, orné de colonnes et de bas-reliefs, ce monument (à qui manque l'épitaphe bilingue, celle-là même qui permit le déchiffrement de l'écriture lybique) est un véritable chef-d'oeuvre de l'architecture de l'époque.
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MessageSujet: Re: Architecture Amazigh   Lun 18 Fév - 1:51

Le mausolée royal de Mauritanie culmine à 261 mètres d'altitude, visible depuis le mont de Bouzaréah à Alger, situé non loin de Tipasa et d'Iol (Cherchell) capitale de Bochus (royaume de l'Ouest) puis de Juba II (Iol cesaréa) descendant des rois numides (royaume de l'Est).

Le mausolée, de forme cylindrique, haut de 32,40 mètres sur 60,90 mètres de diamètre, est composé de dalles de grès entourées par soixante (60) colonnes.

Il est bâti sur une base carrée, en dalles également, l'ensemble de cet édifice reposant lui-même sur une plate-forme constituée de petites pierres gréseuses et d'un ciment argileux (limons rouges), le tout couvrant une circonférence de 185,50 mètres.

En haut, il se termine en forme conique, avec trente-trois (33) gradins de dalles gréseuses. Les matériaux de construction proviennent des terrains environnants, le Sahel occidental étant géologiquement formé de couches de grès et de limons rouges se succédant.

Tipasa, non loin de là, porte le nom même attribué au grès, en Berbère. D'importantes carrières, dans lesquelles étaient débitées les dalles, sont encore visibles en plusieurs points de cette côte. Quatre fausses portes, aux quatre points cardinaux, chacune de près de sept mètres de haut, portent au niveau de leurs encadrements des décorations en forme de croix, d'où, peut-être, l'appellation de "Tombeau de la Chrétienne".


De l'impossibilité d'accéder à l'intérieur du tombeau, sont nées de nombreuses légendes sur des trésors qui y seraient enfouis.

Durant l'invasion ottomane (XVIéme siècle), le pacha Salah Raïs le fait bombarder, à la recherche d'une entrée, endommageant la partie extérieure de la porte de l'Est puis, au XVIIIe siècle, le Bey Baba Mohamed tente des fouilles qui restent infructueuses.
Peu après la colonisation française, des fouilles sont entreprises par un chercheur, Berbrügger, qui "décide d'utiliser une sonde semblable à celles qui servent à forer les puits artésiens. Au bout de quatre mois d'efforts, la sonde tomba brusquement de 2,65 m. Elle avait traversé un espace vide".
Un tunnel creusé sous la fausse porte côtédu Sud a permis de s'engager dans cet espace et, c'est de l'intérieur qu'est enfin trouvée la véritable porte, sous la fausse porte de l'Est, orientée vers le soleil couchant, de laquelle les morts partent vers l'autre vie. Cette porte de 1,10 mètre, murée par deux dalles, se trouve en-dessous du niveau du sol, recouverte par la terre au fils des siècles.

De cette porte, part un couloir qui aboutit à un caveau vide, où sont sculptés un lion et une lionne, gardiens de sépulture. En suivant ce couloir, apparaissent sept marches d'escalier qui permettent d'atteindre le niveau de la plate-forme carrée, laquelle supporte le tombeau.

Les marches conduisent à une galerie, haute de 2,40 mètres, large de 2 mètres et qui fait le tour du mausolée, parcourant 141 mètres de long depuis la porte de l'Est, en passant par les trois autres fausses portes, avant de bifurquer vers le centre du tombeau.

Vers le centre la galerie traverse un vestibule, dont la porte est orientée vers l'Est, un couloir surbaissé, une porte et aboutit à une pièce de 4,04 mètres de longueur sur 3,06 mètres de largeur et 3,43 métiers de hauteur… Résolument vide. L'idée d'une chambre secrète a traversé les âges et quelquefois, le tombeau a été profané et ce, depuis l'Antiquité, comme en attestent des fragments de céramique et des pièces de monnaies datant des VIe, Vème siècles, et les traces de boyaux creusés sous le tombeau

L'absence d'objets funéraires ou autres rend impossible la datation du tombeau

Le mausolée est attribué à Juba II (25 avant à 23 après JC) qui, dit-on, y a enterré sa femme Cléopâtre Sélénée, sa capitale, Cherchell, n'étant pas loin de ce site.

D'autres sources prétendent que Juba II lui-même attribuait le tombeau à ses prédécesseurs, Bochus l'Ancien (105 avant JC) ou Bochus le jeune.
La décoration extérieure est l'élément qui permet de situer sa construction à une période antérieure à la présence romaine.

En effet, ce mausolée n'est pas le seul, puisqu'il en existe un similaire dans son architecture en plus réduit à l'est du pays à Batna : le Médracen, tombeau dit de Massinissa. Un autre a été découvert à l'embouchure de la Tafna, près de Siga (ouest du pays), ancienne capitale du roi Masaessyle Syphax, contemporain et rival de Massinissa.

Dans les trois royaumes d'avant-l'invasion romaine, Massyle, Massaessyle et Mauritanide, se dressent trois tombeaux, témoins de la vie des cités antiques
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MessageSujet: Re: Architecture Amazigh   Lun 18 Fév - 1:52



C'sst dans la région d'Ait Baha, a quelques 7O kms
d'Agadir, lire toute l'histoire et voir les photos ici:

/http://chleuhs.forumactif.biz/amazigh-voila-ton-bled-f10/agadir-inoumar-les-greniers-berberes-t196.htm
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