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 Arganier l'arbre Amazigh

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mimouniabdelmalek
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MessageSujet: Re: Arganier l'arbre Amazigh   Lun 4 Fév - 20:41

Zoubida Charrouf

l'émancipation des femmes, les produits de l'arganier et la conservation d'une espèce indigène – sont inextricablement liés dans les travaux de Zoubida Charrouf. Elle est, sans contredit, la championne de l'arganier. Cet arbre épineux, particulier à la région aride du sud-ouest du Maroc, est une ressource précieuse. Chaque partie de l'arbre est utilisable : le bois sert de combustible; les feuilles et les fruits, de fourrage pour les chèvres; et l'huile extraite de l'amande est utilisée pour la cuisson et en médecine traditionnelle. Mais, ce qui est peut-être encore plus important : l'arganier est le dernier rempart de la région contre l'avancée du désert.


L'arganier est précieux surtout pour les femmes des villages de Tamanar et de Tidzi où Zoubida Charrouf a consacré plus de 15 ans de recherches à l'établissement des toutes premières coopératives de traitement de l'huile d'argan. Elles sont d'autant plus remarquables que toutes sont entièrement dirigées par des femmes de la localité.


Définir les propriétés de l’arganier


C'est à son retour de France, où elle poursuivait ses études, que Zoubida Charrouf s'est d'abord intéressée à l'arganier : « Au début c’était pour être ingénieure-chimiste. J’ai toujours été fascinée par la chimie », confie-t-elle. Mais lorsqu'elle est rentrée au Maroc, elle s'est rendu compte que le seul travail qui lui était accessible n'était pas la recherche mais « des tâches de routine ». Elle a donc entrepris des études doctorales menant à un diplôme octroyé par l'État et qui lui permettait d'enseigner. « J’étais presque obligée d’accepter un sujet », dit-elle, « parce que c’était le seul professeur qui était à l’université et c’était sur la chimie organique – la synthèse pure et dure – et je dois dire que ça ne me plaisait pas du tout. Donc, quand j’ai eu l’occasion, j’ai préféré recommencer à zéro et faire quelque chose qui me plaise. » Ce qui lui plaisait, c’était les plantes. « Pour moi », poursuit-elle, « les plantes ce sont des choses avec lesquelles on dialogue. Elles sont utiles. » Mais pourquoi l'arganier ? « Pour deux raisons : d’abord, parce que c’est une plante spécifiquement marocaine et deuxièmement, parce qu'elle est menacée d’extinction. » Bien que l'arganier soit la deuxième espèce d'arbre la plus répandue au Maroc, plus du tiers de l'arganeraie a disparu au cours des cent dernières années.


Il fallait aussi résoudre une énigme qui perdurait depuis un siècle. « L’huile d’argan a été étudiée par plusieurs chercheurs avant moi », affirme Zoubida Charrouf. « Ce qui m’attire le plus dans l’arganier – on dirait que je cherche toujours les difficultés – c’était qu’à la fin du xixe siècle, il y a un auteur français qui a étudié la noix d’argan et a dit qu’il y avait un principe actif dans l’arganier. Depuis cette date jusqu’au moment où j’ai commencé à faire mes recherches, il n’y a personne qui ait voulu aller plus loin pour savoir ce qu’est ce principe actif. Chaque fois qu’on travaille sur l’arganier, on travaille sur l’huile. C’est vrai, l’huile est le produit principal de l’arganier, mais il n’y a pas que l’huile. Il y a tous les sous-produits. »


Et elle a découvert beaucoup plus : de nouvelles substances moléculaires, uniques à l'arganier. De passage à Québec, en août dernier, elle a décrit certaines de ces substances et leurs propriétés – antimicrobiennes et antioxydantes entre autres – à des chercheurs venus assister au cinquième colloque annuel sur les produits d'origine végétale organisé par le Laboratoire d’analyse et de séparation des essences végétales de l'Université du Québec à Chicoutimi et par le CRDI.


Aider la collectivité


« La recherche, c’est très beau, mais, une fois qu’on a terminé, on revient à la réalité du pays », souligne Zoubida Charrouf. Il faut au moins de 10 à 20 ans pour commercialiser un produit, même dans les pays développés. « Faut-il se croiser les bras en attendant ? » La chercheuse a ressenti une urgence, «&nb^sp;d'abord pour faire un travail de terrain », mais aussi pour redonner quelque chose aux collectivités qu'elle avait consultées dans le cadre de ses recherches. « On a comme un crédit qu’il faut leur rendre. Il faut qu’il y ait un retour d’ascenseur envers ces populations démunies qui nous ont appris beaucoup de choses au sujet des usages de l’argan. »


« C’est là où je me suis dit que [ce n]’est quand même pas logique, [alors] qu’on est à la fin du xxe siècle [...] que cette huile, qui a des vertus aussi bien alimentaires, nutritionnelles et cosmétiques [que] thérapeutiques, soit galvaudée de cette façon. [Ce n]’est pas normal qu’elle soit encore vendue au bord des routes [...] dans des bouteilles recyclées, toujours frelatées. [Ce n]’est pas normal non plus qu’elle soit encore faite [en broyant les amandes] entre des pierres. »


Grâce à l'appui du CRDI, Zoubida Charrouf a décidé de protéger l'arganeraie en améliorant la production de l'huile d'argan et, partant, d'améliorer aussi la vie des femmes des régions rurales du Maroc « généralement réduites aux tâches domestiques et analphabètes ». Certes, les techniques d'extraction de l'huile existent, mais « il y a des choses qui sont spécifiques à la noix d’argan »&nsp;: par exemple, elle est 16 fois plus dure qu'une noisette, sa forme est inhabituelle et elle contient trois amandes. Pourtant, pour la chercheuse « [...] on peut toujours fonctionner avec les femmes et ensuite on peut améliorer cette huile avec des machines qui existent déjà ». L'une de ces machines – le torréfacteur – a été construite par son mari d'après des plans mis au point dans le cadre d'un autre projet financé par le CRDI au Burkina Faso.


L'objectif, explique Zoubida Charrouf, n'était pas simplement de contribuer à la mise en marché d'un produit et d'en confirmer les utilisations médicinales et cosmétiques : « Notre stratégie était de faire profiter les usagers de la forêt de la plus-value qu’ils vont tirer [des arbres]. » Elle est convaincue « qu’ils vont investir un peu plus dans la conservation de l’arganeraie et que c’est eux-mêmes qui vont planter ».


Une entreprise en plein essor


Le succès de l'huile d'argan l'a prise par surprise. « [Même si nous n'avions pas un] sou pour [préparer un] dépliant ni [faire paraître] un article dans un journal [...] les médias sont venus eux-mêmes jusqu’à la coopérative [...] maintenant, en Europe, il y a un article qui sort pratiquement tous les mois dans les journaux. »


L'huile d'argan figure désormais au menu de certains des meilleurs restaurants d'Europe et de New York. La majeure partie provient d'installations industrielles, indique Zoubida Charrouf, mais, poursuit-elle, « c’est incroyable qu’une coopérative [réalise] en une année [...] un chiffre d’affaires de 100 000 $CA ». L'huile produite par les coopératives respecte les normes de santé internationales et est certifiée biologique. Le travail exceptionnel des membres de la coopérative a été reconnu en octobre dernier lorsque la coopérative Amal de Tamanar a reçu le Prix pour la biodiversité 2001 accordé par le mouvement international Slow Food.


Améliorer la vie des femmes


L'argan et ses possibilités intéressent Zoubida Charrouf au plus haut point, mais elle est aussi animée du désir d'améliorer la vie des femmes. « On le sent déjà », déclare-t-elle, « ce ne sont pas des femmes qui sont comme avant. » Si on leur demande ce qui leur plaît le plus dans la coopérative, la réponse est claire et unanime. « ' On est sorties de la maison. ' [... ] Elles partagent ensemble leurs problèmes, leur gaieté. » Et parce qu'elles sont regroupées, le projet peut leur offrir une formation en lecture et écriture, mise en marché, contrôle de la qualité, notamment.


Bien que l'aide accordée par le CRDI à ces coopératives ait pris fin, le travail Zoubida Charrouf ne fait que commencer. « [On a réalisé] seulement 10 p. 100 de ce qui devrait être fait dans l’arganeraie », précise-t-elle. La production d'huile d'argan était un projet à court terme qui pouvait être mené à bien sans tarder, mais il y a encore d'autres produits à mettre au point. « Je sais qu’on peut faire des choses extraordinaires avec les feuilles de l’arganier [...] aussi avec la pulpe, [...] le bois – tout cela peut être exploité industriellement. Moi je reste derrière pour que le maximum de retombées restent au Maroc », conclut-elle.


Michelle Hibler est chef de la rédaction et de la traduction à la Division des communications du CRDI
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mimouniabdelmalek
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MessageSujet: Re: Arganier l'arbre Amazigh   Lun 4 Fév - 20:43



Zoubida Charrouf a consacré plus de 15 ans de recherches à l'établissement des toutes premières coopératives de traitement de l'huile d'argan. (Photo CRDI : Michelle Hibler
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mimouniabdelmalek
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MessageSujet: Re: Arganier l'arbre Amazigh   Lun 4 Fév - 20:44

VALORISATION DES PRODUITS DE L'ARGANIER

CHARROUF Zoubida
Faculté des Sciences. Université Mohammed V. Rabat.

Introduction

La valorisation économique de l'arganier par le biais de ses produits peut être un des moyens de relancer durablement une foresterie rurale intégrée. En effet, quand les arbres fournissent des vivres, des produits commercialisables et des produits consommables par le bétail, les populations sont plus sécurisées et investissent plus naturellement dans ces arbres qui rapportent.


L'arganier fournit une provende assurée au bétail (un million de ruminants s'en nourrissent), du bois pour le feu et la menuiserie, une huile alimentaire, diététique et recherchée par l'industrie cosmétologique pour ses substances bienfaisantes.


Malgré ces divers usages, l'arganier reste insuffisamment exploité car il renferme des potentialités jusque là inconnues et dont la mise à jour pourrait donner à cet arbre un nouvel essor dans son contexte socio-économique et culturel.


Les recherches effectuées sur l'arganier ont fait l'objet, ces dernières années d'un grand nombre de publications. L'objet de la présente contribution est de faire la synthèse des travaux réalisés sur le plan phytochimique, pharmacologique, nutritionnel ainsi que sur les utilisations traditionnelles et industrielles. Nous aborderons successivement l'étude de l'huile d'argan, du tourteau, de la pulpe des feuilles et du bois.


1. L'huile
L'amande de l'arganier renferme 50 % d'huile comestible. L'extraction de l'huile d'argan est réalisée en général par les femmes d'une façon artisanale avec un rendement ne dépassant que rarement 30%. Des efforts sont déployés par l'Association des Amis de l'Arganier pour mécaniser le processus d'extraction afin d'augmenter le rendement et améliorer la qualité de l'huile [Gonet 1988 ; Rahmani 1992]. Outre son utilisation en alimentation humaine, cette huile est utilisée pour les soins corporels, dans le traitement de l'acné juvénile, de la varicelle et des rhumatismes. Elle présente des propriétés hypocholesterolémiantes et elle est indiquée chez les patients présentant des risques d'athéroscléroses.

Sa composition chimique s'est révélée intéressante par la nature de ses fractions glycérique (99%) et insaponifiable (1%) [Charrouf M. 1984].


Les acides gras de l'huile d'argan sont à plus de 80 % des acides insaturés. Les acides oléique et linoléique sont présents respectivement à près de 45% et 35% [Charrouf M. 1984], ceci confère à cette huile de très bonnes qualités diététiques. L'acide linoléique est un acide gras essentiel car il ne peut pas être synthétisé par l'organisme et doit donc être obligatoirement apporté par l'alimentation. D'après les travaux récents des nutritionnistes, les acides gras essentiels (acide : linoléique, linolénique etc ..) seraient des précurseurs biologiques de ces hormones intracellulaires : les prostaglandines. Ces dernières sont des molécules régulatrices fondamentales des différents systèmes cellulaires, en particulier de tout ce qui est échanges membrannaires. Les acides gras essentiels interviennent dans la fonction de barrière et de perméabilité de l'épiderme. La carence en acide gras essentiel, inévitable avec l'age, cause un vieillissement cutané qui se traduit par un dessèchement et une perte d'élasticité de la peau favorisant ainsi l'apparition de rides. La correction d'une carence en acide gras essentiel permet de retarder le vieillissement cutané.


L'insaponifiable contient des hydrocarbures et des carotènes 37.5 %, des tocophérols 7.5 %, des alcools triterpèniques 20 %, des méthyl-stérols et stérols 20 % et des xantophylles 6.5 % [Charrouf M. 1984].


La recherche de la provitamine A sous forme de trans b-carotène dans l'huile d'argan s'est avérée négative [Collier et Lemaire 1974].


L'huile d'argan est relativement riche en tocophérols : 620 mg / kg (huile d'olive 320 mg / kg). Ils sont constitués de 69 % d'a-tocophérol (vitamine E), 16 % de b -tocophérol, 13 % de g-tocophérol et 2 % de d-tocophérol [Charrouf M. 1984]. La vitamine E est connue pour ses propriétés eutrophiques, c'est à dire contribue à un état normal de nutrition avec un développement régulier de toutes les parties de l'organisme. Les b, g et d-tocophérols ont des actions antioxydantes qui vont permettre une bonne conservation de l'huile d'argan.


La fraction triterpènique est constituée essentiellement du Tirucallol, de la b -Amyrine et du Butyrospermol [Farines et coll. 1984]. La fraction stérolique est composée principalement de Spinastérol et Schotténol [Farines et coll. 1981]. Ces stérols sont rarement rencontrés dans les huiles végétales. Selon certains auteurs [Boukhobza . et Pichon-Prum. 1988], le Schotténol serait responsable de l'activité d'une plante (Agyratum conyzoïdes) dont le suc est utilisé en Inde pour soigner certaines maladies de la peau. Dans l'espèce Ipomopsis aggregata, le glycoside du schotténol s'est révélé anticancéreux [Arisawa et coll. 1985].


La composition chimique de l'huile d'argan, telle que nous venons de la décrire a suscité des recherches ponctuelles sur ses qualités intrinsèques. C'est ainsi qu'en matière de conservation, les travaux de Chimi et coll. [1994] ont montré qu'elle résiste nettement mieux à l'autooxydation que l'huile d'olive. Ces résultats seraient dus aux polyphénols (56 mg/Kg ) et aux tocophérols (620 mg/Kg).


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mimouniabdelmalek
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MessageSujet: Re: Arganier l'arbre Amazigh   Lun 4 Fév - 20:45

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S'agissant de l'étude nutritionnelle, elle a été réalisée in vivo par Belcadi [1994]. Cette étude a montré que :

- l'ingestion de l'huile d'argan conduit à une modification des AGPI membrannaires comparable à celle due à l'huile d'arachide.

- Cette huile relativement riche en vitamine E, provoque la stimulation d'une activité enzymatique liée à la détoxification et à la défense antioxydante des cellules. Il s'ensuit une diminution de la susceptibilité membrannaire à la péroxydation qui serait à l'origine du vieillissement selon certains auteurs [Sohal et Allen, 1990 ; Ames et Shigenega 1992 ; Harman 1992].


Pour l'usage cosmétologique, l'utilisation traditionnelle de l'huile d'argan pour le dessèchement cutané et le vieillissement physiologique de la peau ont motivé certains laboratoires français à l'incorporer dans des produits cosmétiques. Elle est actuellement utilisée par Galénique (gamme Argane), Yves Rocher (gamme Acaciane) et la société Colgate Palmolive (savon dermatologique 'Antinéa').


2. Le tourteau

Le résidu de l'extraction ou tourteau est utilisé actuellement comme aliment pour bovins soumis à l'engraissement. Il est riche en glucides et protéines et renferme un important groupe pharmacodynamique constitué de saponines (Cotton 1888). Les tests biologiques préliminaires effectués par Battino en 1929 sur les saponines de l'arganier nous ont incités à séparer et élucider leur structure. Sept saponines ont été isolées et identifiées dont cinq sont de nouvelles substances naturelles [Charrouf Z. et coll. 1992].


Les saponines sont des substances naturelles à large spectre d'activité biologique ; certaines sont déjà utilisées en thérapeutique comme : anti-inflammatoire, veinotonique, stimulants diurétiques et antitumoraux [In : Hostettmann et Marston 1995].


Les saponines de l'arganier sont triterpéniques et bidesmosidiques. Des structures très proches sont décrites dans la littérature [Foresta et coll. 1988] comme ayant des activités analgésique, anti-inflammatoire, antioedémique et mycolytique. La formulation de pommade et de gélule à base de ces saponines a été brevetée par ces auteurs.


Les saponines de l'arganier présentent des activités antifongiques, anti-bactériennes [Charrouf Z.1991a] ainsi que des activités analgésiques et anti-inflammatoires tout en étant de faible toxicité [Alaoui K.et coll.]. D'autres tests sont en cours de réalisation avec la Faculté de Médecine et Pharmacie de Rabat (Laboratoire de Pharmacologie et Toxicologie), le but étant de promouvoir leur utilisation comme produit pharmacodynamique ou composé industriel.


3. La pulpe

La pulpe de l'arganier est utilisée comme aliment pour les caprins. Elle est riche en glucides et protides [Battino 1929]. L'extrait lipidique de la pulpe est constitué de glycérides, d'un latex (caoutchouc et gutta percha) [Fellat-Zarrouck et coll. 1987] et d'un insaponifiable. La composition chimique de ce dernier a montré les mêmes stérols que l'huile d'argan et une composition en alcool triterpènique différentes. L'erythrodiol est le triterpène majoritaire [Charrouf Z. et coll. 1990]. Les autres alcools identifiés dans l'insaponifiable de la pulpe sont :
l' a-Amyrine, la b-Amyrine et le lupéol [Charrouf Z. et coll. 1991]. Ces alcools pourraient subir des transformations par voie chimique ou par bioconversion pour conduire à des produits à forte valeur ajoutée.



4. Les feuilles

Les feuilles servent de pâturage suspendu pour les caprins. La filière triterpènique est composée des mêmes métabolites secondaires que ceux de la pulpe [Chahboun 1993]. L'étude de la fraction flavonoïdique a montré la présence de la quercétine, la myricétine et de leurs hétérosides [El Kabous A. 1995]. Ces deux flavonols présentent des propriétés antifongiques et antibactériennes remarquables [Aumente Rubio et coll. 1988] à côté de leur pouvoir antioxydant.


5. Le bois

Le bois est utilisé pour le chauffage, son étude phytochimique a révélé la présence de nouvelles saponines triterpèniques [Oulad-Ali A.].

Conclusion

La valorisation de ces produits issus de l'arganier dans le domaine pharmacologique et cosmétologique pourrait accroître l'intérêt et les revenus des populations concernées qui le protègeront plus et veilleront à sa regénération.

source: http://users.casanet.net.ma/arganier/journees_etude/valprodo.htm
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mimouniabdelmalek
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MessageSujet: Re: Arganier l'arbre Amazigh   Lun 4 Fév - 20:46

Composition huile d'argan:

Dans cette lettre, nous avons choisi de vous parler régulièrement d'une huile, nouvelle ou pas. Il faut savoir qu'une huile qui ne nous est pas connue, est en général traditionnelle dans sa région d'origine. Les dernières recherches sur une huile sont toujours bienvenues, surtout quand elles expliquent scientifiquement les modes d'action.

Dans les prochaines lettres nous publierons certains des échanges que nous avons avec les lecteurs et qui nous semblent présenter un intêrét général.

Ce mois-ci nous faisons le point sur l'action de l'huile d'argan. Quels en sont les principes actifs ?

L'huile d'argan

Les principes actifs

L'insaponifiable
Composition



Composants Pourcentage
Hydrocarbures et carotènes 37.5 %
Tocophérols (vitamine E) 7.5 %
Alcools triterpèniques 20 %
Méthyl-stérols et stérols 20 %
Xantophylles 6.5 %

Les "insapos" sont importants par leur action anti-inflammatoire et leur capacité de restructuration

Vitamine A

Comme indiqué dans le tableau ci-dessus, l’huile d’argan contient des caroténoïdes.
50% sont des beta-carotènes qui sont précurseurs de la vitamine A

Vitamine E
L'huile d'argan est riche en tocophérols : 620 mg / kg (huile d'olive 320 mg / kg).
Composition

Composants Pourcentage
alpha-tocophérol 69 %
beta-tocophérol 16 %
gama-tocophérol 13 %
delta-tocophérol 2 %


Conclusion
Une combinaison rare entre de bonne concentration de vitamines E, de précurseurs de la vitamine A et d'insapos en font une huile très complète. Nous la recommandons pour préparer la période hivernale où la peau sera mise à rude épreuve.

http://www.codina.net/lettre_huile_nov_02.shtml
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MessageSujet: Re: Arganier l'arbre Amazigh   Lun 4 Fév - 20:46

Achtouken-Aït Baha, 6.720 arbres plantés


Succès du projet « Tamounte » pour la préservation de l’arganeraie L’arganier est un arbre spécifiquement marocain qui est aujourd’hui menacé et avec lui l’équilibre écologique et socio-économique de toute la région qu’il couvre. Pour la première fois, les populations locales, à travers leurs associations, ont réalisé la plantation et la régénération de l’arganier sur une superficie de plus de 200 ha.
Succès du projet « Tamounte » pour la préservation de l’arganeraie L’arganier est un arbre spécifiquement marocain qui est aujourd’hui menacé et avec lui l’équilibre écologique et socio-économique de toute la région qu’il couvre. Pour la première fois, les populations locales, à travers leurs associations, ont réalisé la plantation et la régénération de l’arganier sur une superficie de plus de 200 ha.

Cette action a permis de renforcer davantage l’adhésion des populations et consolider leur esprit d’appropriation aux objectifs et valeurs portées par les projets de préservation, à travers la mise à disposition de manière volontariste de leurs terrains privés au profit de la régénération et la mise en défense des aires de l’arganier.

La subvention totale des 4 projets de préservation retenus est de l’ordre de 3,26 millions de dirhams sur un montant global de 4,5 millions de dirhams, soit un taux de cofinancement de plus de 73%. Les projets de régénération de l’arganier, d’un montant total de 1,61 million de dirhams, portent sur une superficie de 171 ha environ, répartie sur 13 sites à travers les provinces de Taroudant, Tiznit et Chtouka Ait Baha. Le lancement de l’opération de plantation a eu lieu cette année sur le site de Takesbite (42 ha, équivalents à 6.720 arbres) relevant de la province de Chtouka Ait Baha.

Actuellement, tous les travaux d’installation des périmètres sont achevés et les premiers constats et reconnaissances effectuées montrent un développement normal des plantations d’arganier, moyennant un suivi de proximité régulier et continu par les membres des comités locaux.

Ce projet est appelé « Tamounte » pour la préservation et la gestion durable de l’Arganeraie dans la zone de Chtouka Ait Baha. D’une durée de 24 mois, il a permis d’améliorer les capacités d’intervention des groupes cibles dans le domaine la gestion des ressources naturelles, spécialement l’arganier, et de régénérer la zone plantée.

Il a ciblé la population du douar Taksbite (environ 2.000 personnes), les 9 membres de l’association Alwahda Taksbite, les membres des 50 associations adhérentes au Réseau des associations de la réserve de biosphère arganeraie (RARBA), la coordination provinciale Chtouka Ait Baha et les 12 animateurs locaux du RARBA. Par effet multiplicateur, le nombre des bénéficiaires dépassera de loin ces chiffres.

Ce projet d’envergure regroupe des partenaires tels le RARBA, la coordination Chtouka Ait Baha, l’Agence de développement social (ADS), l’Union européenne à travers le Programme MEDA, l’Association Alwahda Taksbite, l’Agence allemande GTZ, la Commune rurale Belfaa et la délégation des eaux et forêts de Chtouka Ait Baha.

Il faut signaler que malgré les différents rôles de l’arganier, on assiste à une régression alarmante des arganeraies aussi bien en surface qu’en densité. Près de la moitié de la superficie de la forêt a disparu et on compte six cents hectares perdus chaque année. Cette régression est essentiellement due à un déséquilibre écologique d’origine humaine. En montagne, on assiste à un surpâturage et une surexploitation du bois, en plaine, l’arganier est défriché car il gêne l’intensification de l’agriculture.

Pour sauvegarder cet arbre, plusieurs initiatives ont vu le jour pour préserver et développer l’arganeraie et enrayer les conséquences alarmantes de sa régression. La valorisation économique de l’arganier par le biais de ses produits peut être un moyen de relancer durablement une foresterie rurale intégrée.

En effet, quand les arbres fournissent des vivres, des produits commercialisables et des produits consommables pour le bétail, les populations sont plus sécurisées et investissent plus naturellement dans ces arbres qui rapportent.

Abdelfattah Aberbri
LE MATIN
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